J

Journée solidarité autour du handicap

Ecole

EDEN School s’inscrit dans des valeurs de bienveillance, d’inclusion et de mixité, c’est un lieu où chaque élève est accueilli et accompagné, quelque soit son origine sociale/culturelle, ses difficultés, ou sa situation. 

Dans le cadre de leur apprentissage, l’équipe pédagogique a à cœur d’organiser tous les ans une journée solidaire pour que les élèves s’ouvrent à d’autres réalités et soient confrontés à l’altérité.

Cette année, il nous a paru important de sensibiliser nos jeunes au handicap en tant que futurs développeurs, mais aussi « citoyens » responsables. L’objectif étant de les aider à prendre conscience des difficultés rencontrées par une personne en situation de handicap afin qu’ils intègrent au plus tôt ces problématiques dans leur travail mais également dans leur quotidien.

C’est donc dans ce contexte que nous avons organisé la journée du 26 Février en 2 parties : 

Matin

La journée a commencé par une introduction aux différents handicaps avec  Lise Wagner (Expert accessibilité et usages à Okeenea). Les élèves ont intégré qu’il y avait plusieurs types de handicap: mental, auditif, moteur, visuel… et ont beaucoup questionné Lise sur son quotidien. Ils ont été surpris aussi par les chiffres donnés comme Céleste, élève de première année :

Je ne pensais pas qu’être mal voyant par exemple était autant présent dans la société. Ce qui m’a le plus marqué est le nombre important de personnes handicapées et de prendre conscience que le handicap est super large. 

En fin de matinée, François Yon (président de l’association d’auxiliaires d’aveugles de Lyon) a pris le relais pour parler de son utilisation de l’outil informatique en tant que malvoyant.  Il évoque le problème de l’accessibilité web à travers une démonstration et un test de l’outil de lecture d’un site. François a également rappelé  les règles RGAA à appliquer en tant que développeur pour favoriser l’accessibilité des outils digitaux. Il nous fait un retour sur son intervention à EDEN School :

Ce qui m’intéresse c’est de travailler pour rapprocher deux mondes; celui du handicap avec celui des spécialistes afin que ça serve à tous. C’est intéressant de marier l’expérience. Ce matin, on a pu faire avec les élèves un chapitre sur les graphiques, comment parcourir un site et l’arborescence des titres. Si j’avais un conseil pour eux quand ils développeront c’est de vraiment bien penser au mode plan, à une structure correcte et de bien définir les paragraphes du site.

Accessibilité

Meddhi, un élève de deuxième année a aussi accepté de nous faire un retour d’expérience sur cette matinée :

Je trouve que c’était super intéressant d’avoir des gens concernés qui viennent nous parler de leur quotidien. Dans le monde dans lequel on vit, on ne pense pas aux personnes handicapées et on n’est pas assez sensibilisé. On ne nous apprend pas à l’école à penser aux gens différents. Même au collège, je me souviens, il y avait une classe mise à part et on les trouvait tous bizarres. Comme ils le disaient ce matin, on se rend vraiment compte de ce qu’on a quand on le perd. Ce qui m’a marqué c’est le comportement que peuvent avoir certaines personnes face au handicap invisible. Je pense que l’on fera plus attention maintenant grâce à ces interventions. D’entendre des témoignages, ça développe l’empathie.

Après-midi

L’objectif était d’ouvrir au-delà du web et plus concrètement la réflexion sur l’ensemble des handicaps à travers des mises en situation dans la vie quotidienne. Nous avons donc pris contact avec le CARPA, Collectif des Associations du Rhône Pour l’Accessibilité qui regroupe 30 associations, dont CARPAccess, représentatives des différentes familles de handicap; déficiences motrices, auditives, visuelles, mentales, psychiques et cognitives. Leur but est de “promouvoir toutes actions concernant l’accessibilité des personnes en situation de handicap”. C’est grâce à ce collectif que plusieurs associations sont intervenues à l’école: l’association Les enfants d’abord les Enfants à bord avec Vincent BARRAS pour le handicap moteur; l’ALDSM avec Rachel POIRIER pour le handicap auditif et l’association Dystinguons-nous avec Christine PICHON pour les Troubles Dys.

Les élèves étaient répartis en trois groupes et sont passés dans chacun des ateliers de 30 minutes. A chaque fois, ils pouvaient participer à une mise en situation comme avec Vincent BARRAS par exemple, les élèves ont essayé de se déplacer dans l’école en fauteuil roulant manuel (mis à disposition par le CARPA). Ou encore avec Rachel POIRIER, les élèves ont tenté de comprendre des phrases en lisant sur les lèvres avec des vidéos en ligne. 

Enfin, par des exercices pratiques, ils ont assimilé la différence entre les troubles DYS : dyslexie et dysorthographie, dyspraxie, dyscalculie, dysphasie. Christine et Nicolas de l’association Dystinguons-nous  nous font un retour d’expérience :

Nous sommes intervenus à EDEN School car c’est très important pour nous de parler des troubles Dys dans le digital. Ce handicap ne se fait pas ressortir qu’à l’école ! Ce qu’ils prendront en compte plus tard est utile pour une personne handicapée mais aussi pour tous les autres comme le fait d’aérer une page, de faire attention à la mise en forme, de mettre des pictos, ou de transmettre des consignes courtes et claires. En plus, le public est jeune chez EDEN School et il y avait un Dys dans chacun des 3 groupes. Nous étions très contents de venir d’autant plus que les élèves étaient très intéressés.

Cette journée a été très enrichissante pour les élèves et ils en témoignent !

Trop cool cette journée ! Ce matin on a appris des choses en HTML, et rencontrer des personnes avec un handicap change notre vision. Le handicap, on ne le voit pas forcément donc ça nous rappelle la réalité. Avant je ne pensais pas trop à l’accessibilité quand je faisais une maquette et maintenant je le prendrai en compte.” nous dit Céleste.

Elève

Léo, quant à lui, nous partage ses découvertes “j’ai découvert pourquoi les feux rouges faisaient du bruit et qu’ils étaient actionnés par une télécommande commune à tous les malvoyants. J’ai aussi réalisé que c’est vraiment compliqué de se déplacer en fauteuil roulant. Que ce soit la manière dont sont aménagés les bâtiments, ou les trottoirs ou dès qu’un objet traîne sur la route, tout ça empêche la mobilité. J’ai déjà aidé des personnes qui avaient du mal à se déplacer mais du coup je ferai d’autant plus attention. Il y a beaucoup de personnes qui ont des problèmes auditifs, visuels, et moteurs.

Elève