La pédagogie active en 5 points

La pédagogie active en 5 points

La pédagogie active en 5 points 1024 768 EDEN School

Tout le monde en parle, personne ne sait réellement comment faire, tout le monde pense que tous les autres en font, … et si tout le monde pouvait le faire ?

Vous l’aurez deviné, nous allons bel et bien parler de pédagogie active. Chez EDEN School, nous en parlons, nous savons comment faire et nous la pratiquons !

La PÉDAGOGIE ACTIVE : c’est quoi ? explications en 5 points

Ce type de pédagogie n’est pas nouveau. Il remonte au début du XXe siècle, avec Adolphe Ferrière mais aussi l’Abbé Boisard à l’origine des Écoles de Production dont fait partie EDEN School, et plus tard Célestin Freinet ou Maria Montessori.

La voie normale de l’acquisition n’est pas seulement l’observation, l’explication et la démonstration mais peut aussi être l’expérimentation par soi-même dirigée et encadrée par une personne aidante pour aller le plus loin possible.  

1. Quelles sont les personnes concernées ?

La pédagogie active concerne toutes les personnes en souhait d’apprentissage, de 0 à 99 ans…

À partir du moment où la personne a envie d’apprendre, la pédagogie active est pour elle…

2. Qui prend une part active, est responsable ?

La personne apprenante va être actrice de ses apprentissages. Elle va construire son savoir… mais pas en autonomie totale.

A ce moment là, la personne enseignante a un rôle crucial. Elle est là pour guider et accompagner l’élève vers ce savoir.

L’objectif est d’accompagner l’élève dans le choix de la bonne information grâce au dialogue. Cela permet de développer l’esprit critique.

Pourquoi as-tu choisi cette source plutôt que telle autre ? En quoi cette information t’a été utile ?

C’est tout l’art d’être à la fois là pour accompagner mais aussi de se mettre de côté pour laisser la personne autonome. Cette posture nécessite une certaine gymnastique aussi bien intellectuelle que physique.

3. En quoi cela consiste ?

Dans une séquence traditionnelle, la personne enseignante explique le cours (la théorie) pour que les élèves assimilent les notions puis elle donne des exercices d’application.  (observation, explication, démonstration).

Ensuite l’élève est évalué.e.

Dans une séquence de pédagogie active, l’élève est face à un problème concret et doit chercher des informations à ce sujet.

L’élève s’auto-forme pour rechercher une solution à ce problème.

Et de là, la personne apprenante va en décliner la théorie qui sera élaborée en groupe.

L’évaluation finale n’est non plus seulement sur le savoir acquis mais aussi sur les savoir-faire (geste technique) et les savoir-être (attitude pendant la recherche mais aussi d’autres aptitudes comme la curiosité, l’esprit critique, l’agilité ou flexibilité, la créativité, l’esprit collectif s’il y a eu un travail de groupe…).

Cette façon d’enseigner permet de travailler le contenu mais aussi ce qu’on appelle les “soft skills”, les compétences majeures attendues pour le XXIe siècle.

4. Quelle sont les fonctions impliquées ?

A la fois chez les personnes apprenantes et enseignantes, ce sont les fonctions cognitives mais aussi motivationnelles et attentionnelles qui sont mises à contribution.

Les questions autour de

Comment sais tu que tu le sais ?

et

Qu’est-ce que je sais ?

ou

Qu’est-ce que je sais que je ne sais pas ?

sont au coeur de la métacognition.

C’est la capacité de « penser sur ses propres pensées ». Grâce à cela, l’élève sait où aller et comment aller dans ses apprentissages.

Que se passe-t-il alors ?

Du côté de l’élève : “Je suis acteur / actrice, je suis responsable de mes actes (et les jeunes aiment avoir des responsabilités) , je sais que ce que je vais faire va m’être utile et va me faire évoluer.

Donc je suis attentif.ve, donc concentré.e. Alors, je m’implique et j’ancre mieux les apprentissages que lorsqu’ils me sont distillés ou donnés passivement”.

Du côté de la personne enseignante : “Je vais proposer des activités où les élèves vont agir, ils ou elles seront attentif.ve.s et dans l’action. Certes, cela me demande du travail de préparation et de la créativité. Mais je gagne en sérénité et en calme en classe… Et mes fins de journées sont moins fatigantes que lorsque je passe mes journées à essayer d’attirer vers moi les élèves pour qu’ils ou elles m’écoutent”.

5. Comment rendre sa pédagogie active ?

En utilisant tous les moyens qui vont permettre à la personne apprenante d’être à la fois active et actrice.

Nous allons retrouver ce projet au travers :

  • Du jeu : résoudre une énigme, un jeu de plateau, des jeux de cartes, des devinettes;
  • De recherches à partir d’une situation problème, pour répondre à une question concrète, si possible qui touche le ou la jeune. Les recherches doivent être balisées (avec des mots-clés, des listes d’ouvrages ou d’articles à lire, des vidéos à regarder…) et joindre un questionnaire +/- élaboré en fonction de l’âge et du niveau du public ciblé ;
  • D’un projet personnel : réaliser son site web, organiser un événement, fabriquer un objet ;
  • D’un projet de groupe : tel que les projets que  nous réalisons chez EDEN School (réaliser un produit à vendre à un client), mais aussi organiser un voyage de classe par exemple ;
  • Des difficultés à surmonter ;
  • Des problèmes à résoudre ;
  • Des contenus à comprendre, définir, mémoriser, réutiliser ;
  • Des plans à élaborer et à mettre en œuvre.

Mais pourquoi n’est-elle pas utilisée par tout le monde ?

Alors soyons clair. La pédagogie active n’est pas LA réponse qui règlera à elle seule toutes les problématiques d’apprentissage de nos jeunes à l’école.

Elle est une réponse. Le sujet d’apprentissage doit de toutes façons être structuré, solide et transférable.

Et cette pédagogie doit obligatoirement être combinée avec d’autres méthodes pédagogiques pour qu’elle reste efficace et efficiente.

Nous en reparlerons lors de notre prochaine série d’articles à suivre sur ces sujets.

Chez EDEN School, la personne enseignante n’a pas seulement le rôle de faiseur de problèmes à apprendre ou de facilitateur, mais aussi de sculpteur de la réflexion individuelle :

Comment moi, être reconnu en tant qu’individu, je fais pour apprendre et ancrer ce que j’ai appris ?

Et il convient d’y ajouter la perception, le langage, la mémoire, le raisonnement, les émotions…

Le futur de l’apprentissage a donc encore de beaux jours devant lui.

Avec le développement des algorithmes d’Intelligence Artificielle, nous pouvons très bien imaginer que ces algorithmes décryptent nos comportements physiques et émotionnels lorsque nous sommes en phase d’apprentissage, et puissent ainsi nous aider à gérer au mieux nos apprentissages.

La pédagogie active est prête à entrer dans l’ère du XXI e siècle.

Hélène Ribeiro, Co-Fondatrice et Directrice pédagogique, Pierre Mailliet, Co-Fondateur et Directeur du développement.

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