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Les déjs EDEN School – notre invité François Paret – WOONOZ Projet Voltaire

Ecole

Comme chaque mois, un ou une professionnel.le de la sphère du digital vient à l’école pour déjeuner et surtout échanger avec les élèves.

Notre invité

Pour notre déjeuner de Janvier, nous avons eu le plaisir d’accueillir François Paret, co-fonfateur de Woonoz – Projet Voltaire. Il est venu témoigner aux élèves de son parcours et de la création de son entreprise.

Son parcours

François a souffert pendant son parcours scolaire, surtout au collège… ses notes étaient médiocres et il ne trouvait pas vraiment sa place.

Les lycées ne voulant pas de lui et passionné par la technique, il a finalement passé un Bac dans ce domaine. François a ensuite poursuivi avec un BTS pour ensuite intégrer une école d’ingénieur en robotique et intelligence artificielle à Perpignan.

Son premier boulot était chez un éditeur de logiciel et fort de cette expérience, il a créé en 2005 avec trois associés et un développeur, l’entreprise Woonoz.

Woonoz est une société innovante qui a mis au point le moteur d’Ancrage Mémoriel à partir duquel elle développe des outils de formation. Ce moteur d’Intelligence Artificiel basé sur les neurosciences permet d’apprendre des règles de façon intelligente.

En effet, le moteur cartographie ce que vous connaissez ou pas : règles de sécurité, les règles des Fluncheurs sur l’hygiène…,  les règles à connaitre si il y a une attaque terroriste en grande surface pour les employés de Casino par exemple etc. Le moteur retient donc notre façon de mémoriser et adapte son rythme. Il y aussi des modules de révision personnalisé et d’autres outils permettant à chacun d’acquérir à long terme des règles.

Projet Voltaire

L’idée est alors venue aux associés de créer la même chose pour les règles d’orthographe. Il a fallu dans un premier temps, trouver des professionnels de l’orthographe et pour cela, tout un comité d’expert s’est créé autour du champion mondial d’orthographe du monde de 1992.

Professeurs de français, orthophonistes et d’autres encore ont donc identifié des règles d’orthographe et comment les faire apprendre de façon ludique. Pas question de dictée et de textes à trous… mais plutôt des jeux où il faut cliquer sur la faute etc. 

Ce contenu a été testé auprès d’écoles à Lyon et de vrais progrès ont été constatés au bout d’un an ce qui a entraîné la création de la marque Projet Voltaire.

Petit à petit, l’offre est vendue auprès des universités, lycées et collèges et le projet touche à présent le monde professionnel. Dans les établissements scolaires, 30% des lycées en France utilisent le Projet Voltaire et plus de 5000 écoles. Il y a plus millions d’utilisateurs en France. 1600 entreprises y ont aussi recours comme Macdo, RATP, Vinci, BNP, Ford… pour exercer les salariés à ne pas faire des fautes dans les écrits professionnels. C’est une vraie compétence d’être bon en orthographe.

Un certificat Projet Voltaire a été créé qui certifie sur sa langue natale: 60 000 personnes certifiées depuis. 

Aujourd’hui, 105 personnes travaillent pour Woonoz et une grande partie est sur le Projet Voltaire. C’est une vraie fusée mais le gros défi que les équipes rencontrent est la gestion des données. Il y a 7 milliards de réponses stockées, environ 7 millions de réponses par jour. L’enjeu est de rendre l’outil facile d’usage au quotidien tout en ayant une grosse complexité derrière avec toutes les évolutions technologiques.

Le Projet Voltaire observe les réponses, cartographie les règles d’orthographe que vous connaissez ou pas puis adapte les questions et la façon de faire retenir les règles. Il y a un vrai suivi pédagogique. Il faut beaucoup d’ingéniosité derrière ces questions très simples pour atteindre 7% de progression à la fin.

Le Projet Voltaire est pensé pour les utilisateurs qui n’aiment pas l’orthographe et qui n’aiment pas écrire, il y a donc un vrai côté ludique qui est au service de la finalité du logiciel: défis, questions cruciales, vidéos etc.

La ludification permet d’aller chercher l’émotion des utilisateurs et c’est une bonne technique de mémorisation.

Les conseils de notre invité

Selon François, les études et les diplômes ne sont pas si importants. A Woonoz,  les responsables qualité ont tous un profil différent, pas forcément issus de l’informatique. En tant que dirigeant, il est très ouvert dans le recrutement. Ce qui l’intéresse le plus c’est le savoir-être : quelqu’un qui se présente bien, motivé, qui sait de quoi il parle… Francois privilégie une personne passionnée qui en veut vraiment plutôt que quelqu’un qui sort d’une grande école de commerce ou d’ingénieur et qui a bac+5.

Il incite vraiment les élèves à bien savoir s’exprimer à l’oral et à l’écrit, d’être capable de collaborer en équipe, de défendre ses idées auprès des autres mais aussi de savoir écouter.

Pour lui, mieux vaut quelqu’un qui sait collaborer mais qui n’est pas techniquement excellent. Il vaut mieux faire des choses simples mais qui fonctionnent. Bien sûr, il faut avoir des bases en technique mais les soft skills restent essentielles.

Enfin, il est indispensable de savoir répondre aux besoins du client. François conseille aux élèves de vraiment se mettre à l’écoute du client, de lui poser des questions sur ses attentes, de s’adapter à lui, d’essayer au mieux de le comprendre pour satisfaire sa demande.

Un grand merci à toi François pour cet échange passionné avec nos élèves et pour être parrain d’un de nos élèves !